Claude Saint Pierre : Jamais sans mon vélo !
Claude Saint-Pierre se déplace à vélo de son domicile à son lieu de travail tous les jours de l’année sans exception ! Depuis octobre 2000, il effectue les 4,2 km qui séparent son domicile à Outremont du Centre de Commerce Mondial qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il fasse –25°C ! Durée du trajet de la porte de sa maison à son bureau : 18 minutes.
Ce qui l’a motivé à enfourcher son vélo tous les matins, c’est l’économie de temps dans son déplacement domicile-travail et la possibilité d’allier l’agréable, c’est-à-dire se déplacer à vélo, au nécessaire : travailler.
“lorsqu’on commence à pratiquer une activité physique régulièrement, c’est comme un engrenage : plus on fait du sport, plus on a envie d’en faire et plus on s’ouvre des portes à d’autres sports ” pense Claude Saint-Pierre. Le vélo lui permet aussi d’avoir un contact avec l’environnement extérieur et il ne ressent pas le besoin de se déplacer au gym systématiquement, puisque son sport, il le fait en se déplaçant !
Selon lui, la plupart des gens pensent que le vélo l’hiver, c’est dangereux parce que c’est glissant et qu’il fait trop froid. Au contraire, ce qui est le plus difficile à gérer au début, c’est l’excès de chaleur. Comme le corps se réchauffe rapidement, on peut transpirer facilement. L’idée est donc de porter des vêtements qui permettent de se ventiler.
Les secrets de Monsieur Saint Pierre en terme d’habillement ?
L’hiver, il porte un blouson coupe vent avec des zips en dessous des bras et dans le dos, un pantalon avec zips, des protèges chaussures, un bandeau pour les oreilles, un casque sur la tête avec des lumières pour la nuit (rouge à l’arrière et blanche à l’avant), des protèges chaussures, un foulard qu’il échange contre un masque de ski en néoprène en dessous de –15°C. Puis, pas besoin d’investir dans des habits luxueux qu’on risque d’abîmer avec la graisse de la chaîne et la neige sale. Il laisse son habit de travail (veston-cravate) au bureau et se change une fois arrivé en quelques minutes.
Son vélo ?
Son vélo est muni de larges pneus d’hiver sans crampons, des garde-boues (c’est essentiel !) et d’un panier à l’avant pour déposer son sac. C’est un vélo très ordinaire qu’il a depuis une quinzaine d’années et qui ne lui a coûté que 50$. L’hiver il graisse la chaîne une fois toutes les deux semaines avec de l’huile à moteur. Son vélo est garé dehors sauf lorsqu’il pleut parce que les plateaux ont tendance à geler et peuvent rester coincés.
Comment rouler l’hiver ?
Claude Saint-Pierre roule le plus souvent sur la route, dans les marques des voitures lorsqu’il neige et sur le trottoir lorsque la route est verglacée. L’habitude du froid et de rouler sur un terrain glissant s’apprend…c’est comme le ski de fond ! Il garde toujours une bonne distance des voitures stationnées en bordure de rue et son vélo (au moins 1mètre) afin de pouvoir contourner facilement les portes qui s’ouvrent. Le secret est de prendre sa place comme si on était une automobile.
Selon les statistiques de Vélo Québec (l’Etat du vélo qu Québec en 2000), sur les 500 000 personnes qui utilisent le vélo comme moyen de transport, 10%, soient 50 000, se déplacent aussi l’hiver à vélo. Avis aux amatrices et amateurs !
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